I'm so happy I'm laughing through my tears

mercredi, juillet 30, 2003
Plutôt paisible.
Une soirée comme gagnée sur la vie. Pas de ménage, pas de papiers, pas de télé, pas d'ordi dès que j'aurai terminé ces mots, pas de sortie.
Juste moi. Comme si je me retrouvais dans un monastère tibétain pour méditer, sauf que le monastère, c'est chez moi. Comparaison pas très bien choisie. D'autant plus que je ne suis pas sûre d'avoir très envie de méditer. J'ai assez réfléchi.
Si j'avais réfléchi au bon moment, pourtant, j'aurais tout fait différemment.
Bla bla bla. Stop.
Ma soirée. Rien qu'à moi. Profiter.
A à 21:42
mardi, juillet 29, 2003
Pourquoi suis-je rattrapée par la mélancolie alors même que les choses tendent à s'arranger ?
Du travail m'attend et m'attendra probablement jusqu'au dernier moment. Les heures passent à l'écoute des mêmes chansons, qui m'enveloppent le coeur ou le baignent de larmes. Des larmes vides... Juste parce que c'est beau, juste parce que je sens le soleil oblique à travers ma fenêtre.
Lire et écouter. N'être plus que deux récepteurs à sensations.
Je ressens trop. L'empathie est rarement un bon moyen de trouver qui on est.
A à 18:08
dimanche, juillet 27, 2003
Je viens d'écrire deux pages de charabia et de larmes.
A à 18:36
Pour rester dans le purement incompréhensible, je ne peux pas faire autrement qu'y penser et me demander ce que j'ai mal fait. Pour une fois que j'ai fait autre chose que ce qu'on attendait de moi, j'aurais peut-être dû y réfléchir plus attentivement.
Il va me falloir quelques semaines pour que cette interrogation passe. En même temps, je ne suis pas sûre de vouloir avoir la réponse...
A à 16:46
vendredi, juillet 25, 2003
Je me demandais depuis quelques temps quelle chanson si familière Eminem avait repris dans son nouveau morceau. J'ai enfin trouvé et l'écoute de "Dream on" d'Aerosmith me renvoie tout à coup des années en arrière.
Partie au ski avec père, frère et soeur, pas plus vieille que quatorze ans, j'étais tombée amoureuse. Amoureuse du chauffeur du car d'un groupe de l'hôtel. Chauffeur de car, c'est pas super glamour, mais encore aujourd'hui, je me souviens d'un mec d'une beauté... Cheveux longs et châtains clairs, barbe de trois jours, yeux d'un bleu... un petit air de la représentation qu'on fait souvent de Jésus si on y réfléchit bien. Il ne devait pas avoir plus de vingt-trois ans, et j'avais même réussi à discuter avec lui et à danser lors d'une soirée. Mais j'étais une gamine...
C'est un de mes premiers gros chagrins. Il est parti le même jour que nous. J'ai guetté son car jusqu'à ce qu'il disparaisse. Et pendant tout le retour, assise à l'avant de la voiture, j'ai écouté et réécouté cette chanson en étouffant mes larmes pour ne pas que mon père les voie.


A la réécoute, même émotion, et je rapproche soudain ma situation actuelle de celle de l'époque. Sur le point de devoir dire au revoir, presque forcée, à quelqu'un que j'aurais aimé garder proche, si j'avais mieux su m'y prendre.
A à 22:44
vendredi, juillet 18, 2003
Aujourd'hui,
je me suis baladée dans le quartier chinois. Me serais vraiment crue en vacances. On aurait dit une autre ville. Bâtiments plus ou moins modernes, enseignes en anglais-français-chinois, rues larges et tout ce monde en tenue d'été...
Je n'ai rien fait de plus que pénétrer un peu plus loin dans un quartier que je fréquente régulièrement. Pas déçue du voyage.


Au retour, passage chez Ed, qui est en passe de devenir mon meilleur ami pour cause de dèche. Plus de bouteilles d'eau à 25 cts, je prends de la limonade à 32. Et puis des abricots trop mûrs.


Un jour oui, un jour non, je renonce à suivre les évolutions de mon humeur, pour cause de trop compliquée.
A à 16:41
dimanche, juillet 13, 2003
Aujourd'hui,
je lance mon propre feuilleton de l'été.
A défaut d'occupations passionnantes, je vais me lancer dans la lecture de tous les livres non lus de ma bibliothèque.
Au programme et par ordre alphabétique :
- L'étranger de Camus
- La clé sur la porte de Marie Cardinal
- Voyage au bout de la nuit, de Céline
- L'étrange histoire de Peter Schlemihl de Chamisso
- Belle du Seigneur d'Albert Cohen (si j'ai le courage)
- Les nourritures terrestres de Gide
- Le passager de la pluie de Sébastien Japrisot
- La condition humaine d'André Malraux
- Monsignore de Jack-Alain Léger
- Le désert de l'amour de François Mauriac
- L'anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne de Christopher Monger
- Lettres à un jeune poète de Rilke
- La grive d'Henri Troyat


Rien de follement réjouissant dans ce programme, si ce n'est que je réalise qu'il y a finalement assez peu de livres de ma bibli que je n'ai pas lus.
Je m'attaquerais à la Recherche du Temps Perdu si j'ai de l'avance sur le programme (ce qui est fort douteux).


Et pour faire d'une pierre deux coups , je m'efforcerai de faire de petites chroniques de mes lectures ici.
A à 18:41
samedi, juillet 12, 2003
Aujourd'hui,
le côté obscur prend le pouvoir sur ce blog.
Non, je ne suis pas à la veille de me flinguer, ni d'humeur complètement noire, mais il fallait depuis quelques temps que je fasse quelques aménagements.


Autres aménagements à faire :
- racheter une ampoule halogène
- poncer et revernir ma table basse
- poser du lino dans la salle de bain
- nettoyer les vitres
- aller chez Ikéa !
A à 00:42
jeudi, juillet 10, 2003
Aujourd'hui,
une seule petite joie : j'ai enfin mes places pour le concert de Bowie.
Pour le reste, je préfère choisir deux mots simples : no comment.
A à 13:34
mardi, juillet 08, 2003
Aujourd'hui,
je déroge à ma règle du un par jour.
Parce que ça y est, je l'ai fait. J'ai ri en pleurant. Ou pleuré en riant. Je ne sais plus trop quel sentiment domine.
Je le sentais possible en moi, mais il ne m'était jamais arrivé. Maintenant, je sais ce que ça fait et ça n'est ni vraiment bon ni vraiment mauvais.
Le goût des larmes dans la bouche. Le rire mêlé au sanglot, qui fait s'étrangler à moitié. Le faire au soleil et plus au fond d'un lit. C'est presque pareil, mais c'est tellement différent.
A à 16:21
Hier,
Cassé.
Dommage.
'Tain de désespoir.
Ca n'existait même pas tout à fait.
A à 13:17
lundi, juillet 07, 2003
Ce soir,
j'ai lâché les MP3 déprimants et me suis remise aux CD.
C'est un signe ;)


Mes CDs, même si je n'en ai pas acheté depuis quelques mois, relèvent toujours du coup de coeur. Je les ai parfois achetés pour un seul titre et me suis mise à les aimer peu à peu, au fur et à mesure qu'ils rythmaient les moments de ma vie.
Certaines bonnes surprises m'accompagnent depuis des années et chacun correspond à une humeur précise.
Alors que je me sens d'humeur "encore déprimée mais prête à me relever bientôt et à refaire le ménage", j'écoute un charmant Best-Of de Texas, et je me souviens que ma béatitude devant Sharleen Spiteri m'a fait me poser quelques questions sur mes penchants sexuels.


Ces disques que j'ai aimé ont toujours quelquechose de positif, même si c'est très bien caché.
Même la BO de "Dancer in the Dark" me permet de me vider un coup quand j'ai un trop plein de larmes.
C'est à une chanson d'un bel album de Sting que ce blog doit son nom.
Bref, je les aime, mes cédés.


Alors que mes mp3... j'entretiens une relation assez froide avec eux. Si je ne suis pas convaincue à la première ou deuxième écoute, il est assez rare que je leur redonne une chance. Ils finissent dans les oubliettes de ma mp3thèque.
Et je passe parfois à côté de beaux albums.


Sur mes mp3, je surfe sur internet ou je tape des cours. Sur mes CDs, je danse, je fais la vaisselle, je discute avec des copines. Bref, je vis.
A à 22:32
dimanche, juillet 06, 2003
Aujourd'hui,
j'en suis à peu près à ma quatrième expédition mère-frère en quatre jours. C'est plutôt mauvais signe.


Phase de misanthropie aigüe. Je ne supporte plus les gens qui disent aimer l'humanité. L'humanité est conne, elle répand des odeurs corporelles dans le bus, elle passe sans regarder ceux qui sont allongés par terre.
Le plus insupportable dans le fait de ne pas savoir de quoi demain sera fait, c'est de se dire que les autres le savent ou croient le savoir.
Je suis jalouse de leur manière imbécile de réussir leur vie. Je suis envieuse de leur satisfaction béate.


Soyons plus claire. Je suis incapable de trouver un job ou un stage ou une quelconque occupation pour ce triste été. Effectivement, cela peut paraître un obstacle somme toute très surmontable.
Ca ne l'est pas. Après une courte et infructueuse recherche, j'ai lâché la corde et suis tombée dans l'apitoiement. Pire que ça, dans ce que j'avais juré de ne pas hériter de ma mère, une tendance déplorable à la dépression.
Et c'est peut-être encore plus insupportable pour une fille qui a toujours eu une confiance aveugle dans sa propre volonté.


Me dire de chercher un job, de sortir, de me prévoir des vacances, c'est comme dire à un aveugle d'essayer de se concentrer un peu pour regarder la télé, zut !
Impossible. J'attends l'intervention divine.
A à 21:36
vendredi, juillet 04, 2003
Aujourd'hui,
ça va pas vraiment mieux, mais je dois bien reconnaître les vertus du travail. 8 h de boulot en deux jours ! Oui d'accord, c'est pas encore les 35 h, mais faut y aller progressivement.
1 - ça vide la tête et c'est exactement ce qu'il me fallait
2 - je suis perfectionniste et je suis encore bonne pour m'y coller la semaine prochaine
3 - c'est du bénévolat, d'où la satisfaction supplémentaire de bosser alors que personne ne m'y oblige


Au fait, beurk, revoilà le week-end.
A à 15:43
mercredi, juillet 02, 2003
Aujourd'hui,
la seule personne à qui j'ai parlé est ma mère. Elle vient aux nouvelles, ayant bien senti que ça n'allait pas fort.
Et je me retrouve muette au téléphone alors que je crève d'envie de parler et parler encore. Mais les larmes sortiraient en même temps que les mots et personne ne serait là pour les sécher. Elle me propose qu'on se voie ce soir, et je refuse, prétextant que ce n'est pas urgent, que ça ne servirait pas à grand chose, qu'il faut attendre que ça passe.


"- Tu as plein de belles choses devant toi", me dit-elle.
Je crois que je les ai trop attendues pour y croire encore.
A à 17:17


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