I'm so happy I'm laughing through my tears

mardi, septembre 23, 2003
Je suis pas morte. Mais c'est à peu près tout ce que j'ai à raconter sur le presque mois qui vient de s'écouler.
Maintenant que c'est comme si je recommençais se pose la question que je ne me suis pas posée au départ : pourquoi ce blog ?
Je n'ai pas encore trouvé.
Je ne parviens pas à être aussi honnête que je le voudrais, comme je l'ai fait en d'autres temps dans mon journal d'ado. Raconter les micro-événements de ma vie... bof, il se passe toujours plus ou moins la même chose, voir des gens, bosser, partir en vacances, pleurer, aller mieux, faire le ménage, aller au cinéma... Il faudrait que j'accepte une fois pour toutes le risque de tourner en rond, voire de tourner à vide.
A à 20:45
jeudi, août 28, 2003
J'écris en direct du boulot, première fois que je fais ça. Petit frisson de penser que quelqu'un pourrait se pencher sur mon épaule et lire ce que j'écris. Petite crainte d'imaginer que quelqu'un pourrait un jour tomber sur mon blog à travers cet ordinateur. Parce que les pistes sont faciles à remonter...
J'essaie de me forcer à penser à autre chose qu'à l'obsession précédemment évoquée, mais il faut plus de temps pour oublier un peu.
A à 10:27
mercredi, août 27, 2003
Ca faisait quelques temps, et je l'avais un peu oublié, mon blog... A vrai dire, j'ai recommencé un bon vieux journal où je mets beaucoup de choses que je n'arriverais pas à raconter ici.
Notamment mon obsession assez difficile à expliquer, même si elle tient à quelques raisons très simples, pour une certaine personne, qui ne risque sûrement jamais de tomber sur ce blog, mais on n'est jamais trop prudent...
Je ressasse beaucoup, je me demande ce qu'il pense de moi et j'ai l'impression de vivre une longue suite de malentendus.
Bref, c'est la vie.
A à 22:50
lundi, août 11, 2003
Aujourd'hui,
Premier jour de stage…
Rentrée depuis une petite heure...
Fatiguée…
Mais heureuse…
Non, j'ai écrit ça ? Moi ?
Ben ouais.
Trop crevée pour tout raconter. Ce sera pour plus tard.
A à 21:36
dimanche, août 10, 2003
Aujourd'hui,
Allée accueillir mère et soeur de retour de vacances. La petite sœur commence à me rappeler moi à son âge, peut-être en plus gaie. Quant à ma mère, elle était radieuse, ce qui m'a poussé à lui dire quelque chose que je ne dis pas souvent : "Tu es belle…" Tu es belle, maman… C'est comme ces phrases qu'on dit quand on est enfant, comme ce que je devais lui dire avant…
Elle m'a parlé d'E. avec qui elle est partie. "Il s'est occupé de moi, il m'a consolée…". Décidément, qu'est ce qu'on a toutes à vouloir être consolées ? J'avais les larmes aux yeux, elle aussi ; j'ai essayé de cacher les miennes, de regarder ailleurs. J'avais envie de la prendre dans mes bras et de lui dire "Je t'aime". C'est pas si courant, cette envie-là, chez moi.
Elle était belle, toute bronzée, habillée de blanc, une petite lumière dans l'œil. "Ca a été une semaine parfaite". Dieu que j'aimerais pouvoir dire ça un jour, et avoir la même lumière dans l'œil.
J'ai presque toujours su qu'il était bien pour elle, elle peut s'émerveiller, il la sauve sans rien lui demander en retour, il sait ce qui est bon pour elle.
Je veux. Moi aussi.
Je suis heureuse pour elle.
A à 13:52
mercredi, juillet 30, 2003
Plutôt paisible.
Une soirée comme gagnée sur la vie. Pas de ménage, pas de papiers, pas de télé, pas d'ordi dès que j'aurai terminé ces mots, pas de sortie.
Juste moi. Comme si je me retrouvais dans un monastère tibétain pour méditer, sauf que le monastère, c'est chez moi. Comparaison pas très bien choisie. D'autant plus que je ne suis pas sûre d'avoir très envie de méditer. J'ai assez réfléchi.
Si j'avais réfléchi au bon moment, pourtant, j'aurais tout fait différemment.
Bla bla bla. Stop.
Ma soirée. Rien qu'à moi. Profiter.
A à 21:42
mardi, juillet 29, 2003
Pourquoi suis-je rattrapée par la mélancolie alors même que les choses tendent à s'arranger ?
Du travail m'attend et m'attendra probablement jusqu'au dernier moment. Les heures passent à l'écoute des mêmes chansons, qui m'enveloppent le coeur ou le baignent de larmes. Des larmes vides... Juste parce que c'est beau, juste parce que je sens le soleil oblique à travers ma fenêtre.
Lire et écouter. N'être plus que deux récepteurs à sensations.
Je ressens trop. L'empathie est rarement un bon moyen de trouver qui on est.
A à 18:08
dimanche, juillet 27, 2003
Je viens d'écrire deux pages de charabia et de larmes.
A à 18:36
Pour rester dans le purement incompréhensible, je ne peux pas faire autrement qu'y penser et me demander ce que j'ai mal fait. Pour une fois que j'ai fait autre chose que ce qu'on attendait de moi, j'aurais peut-être dû y réfléchir plus attentivement.
Il va me falloir quelques semaines pour que cette interrogation passe. En même temps, je ne suis pas sûre de vouloir avoir la réponse...
A à 16:46
vendredi, juillet 25, 2003
Je me demandais depuis quelques temps quelle chanson si familière Eminem avait repris dans son nouveau morceau. J'ai enfin trouvé et l'écoute de "Dream on" d'Aerosmith me renvoie tout à coup des années en arrière.
Partie au ski avec père, frère et soeur, pas plus vieille que quatorze ans, j'étais tombée amoureuse. Amoureuse du chauffeur du car d'un groupe de l'hôtel. Chauffeur de car, c'est pas super glamour, mais encore aujourd'hui, je me souviens d'un mec d'une beauté... Cheveux longs et châtains clairs, barbe de trois jours, yeux d'un bleu... un petit air de la représentation qu'on fait souvent de Jésus si on y réfléchit bien. Il ne devait pas avoir plus de vingt-trois ans, et j'avais même réussi à discuter avec lui et à danser lors d'une soirée. Mais j'étais une gamine...
C'est un de mes premiers gros chagrins. Il est parti le même jour que nous. J'ai guetté son car jusqu'à ce qu'il disparaisse. Et pendant tout le retour, assise à l'avant de la voiture, j'ai écouté et réécouté cette chanson en étouffant mes larmes pour ne pas que mon père les voie.


A la réécoute, même émotion, et je rapproche soudain ma situation actuelle de celle de l'époque. Sur le point de devoir dire au revoir, presque forcée, à quelqu'un que j'aurais aimé garder proche, si j'avais mieux su m'y prendre.
A à 22:44
vendredi, juillet 18, 2003
Aujourd'hui,
je me suis baladée dans le quartier chinois. Me serais vraiment crue en vacances. On aurait dit une autre ville. Bâtiments plus ou moins modernes, enseignes en anglais-français-chinois, rues larges et tout ce monde en tenue d'été...
Je n'ai rien fait de plus que pénétrer un peu plus loin dans un quartier que je fréquente régulièrement. Pas déçue du voyage.


Au retour, passage chez Ed, qui est en passe de devenir mon meilleur ami pour cause de dèche. Plus de bouteilles d'eau à 25 cts, je prends de la limonade à 32. Et puis des abricots trop mûrs.


Un jour oui, un jour non, je renonce à suivre les évolutions de mon humeur, pour cause de trop compliquée.
A à 16:41
dimanche, juillet 13, 2003
Aujourd'hui,
je lance mon propre feuilleton de l'été.
A défaut d'occupations passionnantes, je vais me lancer dans la lecture de tous les livres non lus de ma bibliothèque.
Au programme et par ordre alphabétique :
- L'étranger de Camus
- La clé sur la porte de Marie Cardinal
- Voyage au bout de la nuit, de Céline
- L'étrange histoire de Peter Schlemihl de Chamisso
- Belle du Seigneur d'Albert Cohen (si j'ai le courage)
- Les nourritures terrestres de Gide
- Le passager de la pluie de Sébastien Japrisot
- La condition humaine d'André Malraux
- Monsignore de Jack-Alain Léger
- Le désert de l'amour de François Mauriac
- L'anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne de Christopher Monger
- Lettres à un jeune poète de Rilke
- La grive d'Henri Troyat


Rien de follement réjouissant dans ce programme, si ce n'est que je réalise qu'il y a finalement assez peu de livres de ma bibli que je n'ai pas lus.
Je m'attaquerais à la Recherche du Temps Perdu si j'ai de l'avance sur le programme (ce qui est fort douteux).


Et pour faire d'une pierre deux coups , je m'efforcerai de faire de petites chroniques de mes lectures ici.
A à 18:41
samedi, juillet 12, 2003
Aujourd'hui,
le côté obscur prend le pouvoir sur ce blog.
Non, je ne suis pas à la veille de me flinguer, ni d'humeur complètement noire, mais il fallait depuis quelques temps que je fasse quelques aménagements.


Autres aménagements à faire :
- racheter une ampoule halogène
- poncer et revernir ma table basse
- poser du lino dans la salle de bain
- nettoyer les vitres
- aller chez Ikéa !
A à 00:42
jeudi, juillet 10, 2003
Aujourd'hui,
une seule petite joie : j'ai enfin mes places pour le concert de Bowie.
Pour le reste, je préfère choisir deux mots simples : no comment.
A à 13:34
mardi, juillet 08, 2003
Aujourd'hui,
je déroge à ma règle du un par jour.
Parce que ça y est, je l'ai fait. J'ai ri en pleurant. Ou pleuré en riant. Je ne sais plus trop quel sentiment domine.
Je le sentais possible en moi, mais il ne m'était jamais arrivé. Maintenant, je sais ce que ça fait et ça n'est ni vraiment bon ni vraiment mauvais.
Le goût des larmes dans la bouche. Le rire mêlé au sanglot, qui fait s'étrangler à moitié. Le faire au soleil et plus au fond d'un lit. C'est presque pareil, mais c'est tellement différent.
A à 16:21
Hier,
Cassé.
Dommage.
'Tain de désespoir.
Ca n'existait même pas tout à fait.
A à 13:17
lundi, juillet 07, 2003
Ce soir,
j'ai lâché les MP3 déprimants et me suis remise aux CD.
C'est un signe ;)


Mes CDs, même si je n'en ai pas acheté depuis quelques mois, relèvent toujours du coup de coeur. Je les ai parfois achetés pour un seul titre et me suis mise à les aimer peu à peu, au fur et à mesure qu'ils rythmaient les moments de ma vie.
Certaines bonnes surprises m'accompagnent depuis des années et chacun correspond à une humeur précise.
Alors que je me sens d'humeur "encore déprimée mais prête à me relever bientôt et à refaire le ménage", j'écoute un charmant Best-Of de Texas, et je me souviens que ma béatitude devant Sharleen Spiteri m'a fait me poser quelques questions sur mes penchants sexuels.


Ces disques que j'ai aimé ont toujours quelquechose de positif, même si c'est très bien caché.
Même la BO de "Dancer in the Dark" me permet de me vider un coup quand j'ai un trop plein de larmes.
C'est à une chanson d'un bel album de Sting que ce blog doit son nom.
Bref, je les aime, mes cédés.


Alors que mes mp3... j'entretiens une relation assez froide avec eux. Si je ne suis pas convaincue à la première ou deuxième écoute, il est assez rare que je leur redonne une chance. Ils finissent dans les oubliettes de ma mp3thèque.
Et je passe parfois à côté de beaux albums.


Sur mes mp3, je surfe sur internet ou je tape des cours. Sur mes CDs, je danse, je fais la vaisselle, je discute avec des copines. Bref, je vis.
A à 22:32
dimanche, juillet 06, 2003
Aujourd'hui,
j'en suis à peu près à ma quatrième expédition mère-frère en quatre jours. C'est plutôt mauvais signe.


Phase de misanthropie aigüe. Je ne supporte plus les gens qui disent aimer l'humanité. L'humanité est conne, elle répand des odeurs corporelles dans le bus, elle passe sans regarder ceux qui sont allongés par terre.
Le plus insupportable dans le fait de ne pas savoir de quoi demain sera fait, c'est de se dire que les autres le savent ou croient le savoir.
Je suis jalouse de leur manière imbécile de réussir leur vie. Je suis envieuse de leur satisfaction béate.


Soyons plus claire. Je suis incapable de trouver un job ou un stage ou une quelconque occupation pour ce triste été. Effectivement, cela peut paraître un obstacle somme toute très surmontable.
Ca ne l'est pas. Après une courte et infructueuse recherche, j'ai lâché la corde et suis tombée dans l'apitoiement. Pire que ça, dans ce que j'avais juré de ne pas hériter de ma mère, une tendance déplorable à la dépression.
Et c'est peut-être encore plus insupportable pour une fille qui a toujours eu une confiance aveugle dans sa propre volonté.


Me dire de chercher un job, de sortir, de me prévoir des vacances, c'est comme dire à un aveugle d'essayer de se concentrer un peu pour regarder la télé, zut !
Impossible. J'attends l'intervention divine.
A à 21:36
vendredi, juillet 04, 2003
Aujourd'hui,
ça va pas vraiment mieux, mais je dois bien reconnaître les vertus du travail. 8 h de boulot en deux jours ! Oui d'accord, c'est pas encore les 35 h, mais faut y aller progressivement.
1 - ça vide la tête et c'est exactement ce qu'il me fallait
2 - je suis perfectionniste et je suis encore bonne pour m'y coller la semaine prochaine
3 - c'est du bénévolat, d'où la satisfaction supplémentaire de bosser alors que personne ne m'y oblige


Au fait, beurk, revoilà le week-end.
A à 15:43
mercredi, juillet 02, 2003
Aujourd'hui,
la seule personne à qui j'ai parlé est ma mère. Elle vient aux nouvelles, ayant bien senti que ça n'allait pas fort.
Et je me retrouve muette au téléphone alors que je crève d'envie de parler et parler encore. Mais les larmes sortiraient en même temps que les mots et personne ne serait là pour les sécher. Elle me propose qu'on se voie ce soir, et je refuse, prétextant que ce n'est pas urgent, que ça ne servirait pas à grand chose, qu'il faut attendre que ça passe.


"- Tu as plein de belles choses devant toi", me dit-elle.
Je crois que je les ai trop attendues pour y croire encore.
A à 17:17
dimanche, juin 29, 2003
On devrait comprendre que les choses sont sans espoir et cependant être décidé à les changer. Fitzgerald.
A à 13:00
samedi, juin 28, 2003
Aujourd'hui,
je me demande si je vais mettre en fonction la nouvelle option "titres" de Blogger...



Arrivée au bout du bouquin de Beigbeder, je n'ai rien eu de plus pressé que de m'en procurer un autre.
Début de vacances, changement de vie. La beauté de ses lignes m'a convaincue de me remettre à écrire. Aborder l'écriture non plus comme une thérapie mais comme une création. Considérer enfin cela comme un travail sur lequel il faut sans cesse revenir.
Pourquoi ne pas raconter l'histoire du Mec-qui-ressemblait-trop-à-mon-frère... J'ai enfin le recul nécessaire.
A à 22:15
vendredi, juin 27, 2003
Aujourd'hui,
une page se tourne. Deux ans de ma vie se terminent, et ils sont déjà recouverts d'un petit voile de nostalgie.


J'ai recommencé à lire. Enfin. Hier, au Prisu, mon regard est tombé sur un petit poche qui m'a accroché. Son titre : L'amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder.
Une journée m'a presque suffi pour le lire, seules dix petites pages m'attendent encore.
Cette histoire m'a touchée, je me suis reconnue dans ces trois ans que je n'ai pas encore vécu, j'ai ressenti une sensation familière, comme quand on rencontre certaines personnes qu'il nous semble déjà connaître entièrement.
C'est comme ça que le Mec-qui-ressemble-à-mon-frère m'a séduite. Rien de malsain là-dedans, c'est juste que l'impression d'être en terrain connu est terriblement rassurante.
De toute manière, je pense que c'est aussi parce qu'il ressemblait trop à mon frère que j'ai fini par en être dégoûtée.
Tout ça pour dire que le bouquin de Beigbeder s'est fait une petite place dans mon panthéon du moment. J'aime bien le mec et ce qu'il transparaît de lui par son écriture. Sa sensibilité, son côté dépressif, mais aussi sa vanité, sa manière de prendre des poses sans être dupe. Etre grand écrivain, c'est sûrement aussi jouer au grand écrivain. Quand on en a le talent, bien sûr.


Une petite phrase pour la route, sur laquelle je médite encore :
Ce qui est étonnant ce n'est pas que notre vie soit une pièce de théâtre, c'est qu'elle comporte si peu de personnages.
A à 20:14
mercredi, juin 25, 2003
Aujourd'hui,
Retombée soudaine de la tension. Toute l'énergie et le stress emmagasinés ces dernières semaines, pfffuit ! Plus rien.
L'attente des résultats définitifs ne permet même pas le plus petit suspense. Je sais que je les ai, ces putains d'exams !
Plus que quelques jours à attendre pour pouvoir balancer définitivement tous mes cours.

Je commence à m'habituer au beau temps. Le soleil ne m'est plus si insupportable, je me suis laissée convaincre de profiter des terrasses des cafés, je me suis décidée à porter pieds nus des tennis légères.
J'ai ouvert mes rideaux.
A à 12:43
dimanche, juin 22, 2003
Hier...enfin...ce matin,
Fête de la musique.
Ce passage obligé de l'année festive m'effrayait un peu, pour cause de souvenir assez catastrophique de l'année précédente. Mais l'idée de passer ma soirée devant des Nice Pipeule en train de faire la fête avec un paquet de jeunes beaufs a eu vite fait de lever mes hésitations.
Direction Denfert-Rochereau pour un podium rock.
Public rockeux classique, lycéennes aux cheveux gras et grands mecs maigres portant des T-shirts Slipknot.
Manqué le premier groupe. Espère que ce n'était pas Stupéflip.
Daisybox, groupe de pop-rock français. Pas vraiment emballée mais suis avec une fan.
Zenzila, rock-reggae-influences orientales. Sympa, jusqu'à ce que le chanteur se croie devant son public et fasse des derniers morceaux à rallonge. Pendant 20 minutes, ce con nous fait croire que c'est terminé tandis que des gars un peu trop imbibés lui gueulent de se casser.
Il se casse. Prochain groupe... suspense.
Quand Stupeflip arrive sur scène et commence à hurler, tous les grands mecs maigres se mettent soudain à sauter dans tous les sens, plus ou moins accompagnés par leurs copines. Suis moitié morte de rire, moitié inquiète.
Concert plutôt étrange. King Ju, le leader du groupe, s'adresse au public d'un charmant "Bande de bâtards" alors que tout le monde lui répond par un doigt d'honneur et que des "Enculé !" fusent. Précisons que le public est manifestement fan.
A la fin de chaque morceau, public muet. Quelques sifflets, aucun applaudissement, sauf chez les quelques touristes qui se sont juste arrêtés là parce qu'il y avait du bruit.

Et du bruit ils en ont fait. Putain, ça fait du bien !
A à 20:25
mercredi, juin 18, 2003
Frustrée,
je n'ai pas le temps de lire en ce moment. Terrible manque.
Juste avant le début de la session de tortures, j'avais vaillamment entamé pour la deuxième fois Les Frères Karamazov, m'apprêtant à me régaler. Mais il faut bien avouer qu'à la pause, j'ai plus envie de me plonger dans les aventures de Katrin et Raimondo que dans celles d'Aliocha.
Une fine couche de poussière commence à recouvrir le bouquin. C'est mauvais signe.
Je me sers de la musique comme je me servais des livres, des petites oasis de beauté, cinq minutes de Radiohead par ci, une petite demi-heure d'Aimee Mann par là. Mais décidément, ça ne suffit pas.
Vivement que je m'ennuie, que je puisse retrouver mes livres.
A à 18:44
lundi, juin 16, 2003
Is there anybody out there ?
Ceci est un appel. Si quelqu'un a une idée pour changer de vie, partir loin, je prends. En ce moment précis, je suis prête à accepter n'importe quelle destination et (presque) n'importe quel boulot.
Lâcher mon appart, vendre mes meubles, ne même pas dire au revoir à mes amis et à ma famille, envoyer valdinguer les exams, envoyer à tout ce beau monde une carte du bout du monde disant "Tout ne va pas mieux mais au moins je suis loin", oublier à quoi ressemble Paris, m'engager dans un travail prenant, ne plus avoir le temps de penser, être comme vierge de tout, découvrir de nouveaux pays, trouver une nouvelle moi-même, me reperdre, me fuir à nouveau, partir encore, rester absente des années, revenir avec une réputation de baroudeuse, m'endurcir le coeur et l'esprit, apprendre des autres, apprendre aux autres, avoir tout et n'avoir rien.
A à 20:30
dimanche, juin 15, 2003
Dimanche soir...
Une ambiance particulière qui renvoie à l'enfance. Les souvenirs de débuts de soirée où il fait encore jour. On dîne des pâtes au fromage ou des crêpes quand c'est fête. Il n'y a rien à la télé vers 20H, mais on tombe parfois sur des dessins animés. On se met en pyjama assez tôt après avoir pris un bain, c'est la seule fois de la semaine où on prend son bain le soir d'ailleurs... On essaie de quémander pour voir le film du dimanche soir. On fait ses devoirs avec les cheveux mouillés, assise par terre avec les cahiers posés sur le lit. Allez...on peut voir le début du film. S'il ne finit pas trop tard, peut-être même qu'on réussira à grappiller des minutes jusqu'à la fin.
A à 21:30
vendredi, juin 13, 2003
Aujourd'hui,
Coup de fil d'une amie d'enfance :
"Et sinon le moral ça va ?"
(Voix enjouée)"Ouais ! Super !"
A à 22:16
jeudi, juin 12, 2003
Aujourd'hui,
mal au crâne.
Impression de lendemain de cuite.
Presque crise d'appendicite cette nuit.
Descendue acheter des packs d'eau ce matin.
Remise au travail.
Ne pas se laisser abattre.
A à 13:20
mercredi, juin 11, 2003
La phase down,
elle dure, elle dure. Les moments de répit sont de plus en plus courts. Je me rends compte que je me mets à utiliser ce blog comme exutoire. Le So happy sonne tout à coup terriblement moins juste que la suite.
Ce n'est pas la première fois que je m'essaie à un blog, mais c'est la première fois que j'y suis réellement sincère. Ou alors c'est peut-être la première fois qu'il tombe dans une période aussi....
Je ne sais plus rien, je ne vois plus demain, je ne crois plus que je parviendrai à toucher au but.
Je pourrais écrire des pages et des pages mouillées de larmes. Je l'ai déjà fait.
Je pourrais me jeter par la fenêtre, prendre des médicaments, avaler du liquide vaisselle. J'y ai trop pensé et je sais que je ne le ferai pas.
Non.
Je pourrais me terrer et attendre que les jours filent. C'est ce que je fais. C'est peut-être encore pire.
La lâcheté.
Attendre la nuit tombée pour émerger. Passer mes journées à écouter des chansons déprimantes. Lâcher prise.
A à 23:05
lundi, juin 09, 2003
Ce soir,
la petite a la tête qui tourne.
Et un peu honte d'avouer pourquoi.
Il fait tellement chaud que je n'arrête pas d'ouvrir désespérément mon frigo à la recherche de quelque chose de frais. Et le frigo est déséspérément vide, à l'exception d'une Despé qui me fait de l'oeil. Non, ne pas boire toute seule, je n'en suis pas à ce point là. Oui, mais il fait chaud, je suis pas obligée de tout boire, c'est juste une petite gorgée rafraîchissante.
Pas la peine de faire un dessin, c'est la deuxième petite voix qui a gagné. Mais au bout de deux ou trois gorgées, l'alcool commence à faire son petit effet, peut-être à cause de la déshydratation.
Note pour cette semaine : acheter des bouteilles d'eau par packs de 6 à mettre au frais. Ca m'évitera de me coucher avec un désagréable mal de crâne.
A à 23:34
dimanche, juin 08, 2003
Il faudrait que je me décide à mettre un peu plus de rose ici comme dans ma vie.
A à 21:06
Aujourd'hui,
le temps est gris, le temps est lourd. J'attends la finale de Roland-Garros en regardant C'est mon choix... Je crois que je touche le fond.
Mon studio est en bordel et je n'ai même pas la force de ramasser les vêtements qui traînent par terre. Hier, quelqu'un a sonné à ma porte et je ne suis même pas allée ouvrir tant l'état de ces quelques mètres carrés était devenu immontrable.
C'est tout le problème du studio. Pas moyen de cacher tout le désordre dans une pièce et de fermer la porte dessus. Dès qu'on fait un pas, on entre directement dans l'apocalypse. Mon dépotoir, comme je l'appelle.

Rien à voir, mais j'ai failli pleurer en croisant une manif vendredi. Les CGTistes répétant leurs slogans, les manifestants se tenant par le bras avec un grand sourire... Les manifestations de la fraternité humaine, ça me fout par terre.
A à 14:16
vendredi, juin 06, 2003
Aujourd'hui,
yes !
J'ai eu la nouvelle idéale pour me remonter. C'est un petit truc mais c'est énorme pour moi. C'est curieux comme un simple coup de pouce, une simple conversation peut parfois faire s'envoler tous les nuages.

Plus tard... Ca allait pas mal... mais le mal est resté, caché derrière un petit coin de mon coeur qui semble décidément inaccessible au bonheur. Non, non, pas désespérée, juste assez lucide. C'est triste d'être lucide, pas envie d'être blasée. Envie d'être joyeuse et folle. Un jour peut-être...
A à 17:29
jeudi, juin 05, 2003
Souvent,
et c'est le cas maintenant tout de suite en ce moment précis qui dure depuis quelques heures, je me sens mal.
Si mal que je ne peux le dire à personne. Les petits coups de blues, les petits coups de mou, on peut les partager, se faire remonter le moral et repartir du bon pied le lendemain. On pleure un bon coup et hop ! tout est résolu.
Si seulement...Quand le malaise devient un cycle dont on ne sort pas, on doit se résoudre à se passer du soutien des autres. Alors même que c'est sans doute dans ces instants qu'on en aurait le plus besoin. Si on ne fait pas de nous-mêmes le choix de les épargner, un jour ou l'autre, ils fuiront.
En ce moment précis, le répertoire de mon portable est bourré de numéros et je ne peux appeler personne.
A à 20:43
mardi, juin 03, 2003
Aujourd'hui,
deuxième journée du marathon.
La vraie torture : L'avoir à côté de moi durant l'examen.
Le moindre de ses toussotements est si sexy que cela me déconcentre totalement.
Note pour plus tard : passer la quasi-totalité d'un exam à se recoiffer n'est pas forcément le meilleur moyen de le réussir.
A à 14:32
dimanche, juin 01, 2003
Aujourd'hui,
entre instants paisibles et angoisse à l'estomac...

Air - Playground love
Beck - Lost Cause
Aimee Mann - Save me
Benabar - Advienne que pourra
Eurythmics - Here come the rain again
Lou Reed - Walk on the Wild Side
Benabar - Dramelet
Mano Solo - Je taille ma route
Josh Rouse & Kurt Wagner - I couldn't wait
Miossec - La non-demande en mariage
Noir Désir - Le vent l'emportera

Les mots me manquent mais la musique est là.
A à 18:28
vendredi, mai 30, 2003
Aujourd'hui,
je pourrais me flinguer qu'il ne me regarde pas.
J'ai fait un rêve. J'ai rêvé qu'il tenait un blog où il avouait son dilemme. J'ai rêvé que je rencontrais sa mère à l'issue d'une soirée trop arrosée. J'ai rêvé qu'elle me disait ...
Arrêtons de retourner le couteau dans la plaie. Même si je suis sûre qu'aujourd'hui, ou peut-être demain, j'irai à la recherche de ce blog "imaginaire".

Ce n'est pas lui qui est en cause, c'est moi, je le sais.
Si je crève un jour, ce sera de n'avoir pas été regardée. Pas prise en considération comme quelqu'un dont l'avis, la présence, la personnalité compte. Pas imaginée comme celle qui saurait se faire apprécier de tout le monde, ou même détester de quelques-uns. Rien de si fort.
Pas celle qui déclenche de brûlantes passions mais seulement de tièdes attachements.
Et encore...
A à 10:58
jeudi, mai 29, 2003
Aujourd'hui,
je n'ai pas travaillé. Pas une minute. Pas un instant de ma journée consacré aux sacro-saintes révisions.
A présent, la culpabilité m'assaille. Je vais tout planter. Je n'ai pas été raisonnable. Que représentent quelques heures de boulot par rapport à des années d'études ? Pour de la glande, je vais gâcher mon avenir.
STOP. Pourquoi est-ce que je n'étais pas capable de me dire ça avant de perdre mon temps ? Pourquoi faut-il qu'on fasse les conneries sans réfléchir avant de les regretter ?
Ca me rappelle le comportement qu'on peut avoir face à un super repas. On sait que la balance va nous faire pleurer le lendemain matin mais on ne peut pas s'empêcher d'en profiter.
Bref, tout ça pour dire que s'il n'y avait pas cette épée au-dessus de ma tête, ça a été une plutôt bonne journée. Hé hé.
A à 23:28
mardi, mai 27, 2003
Aujourd'hui,
ma joie demeure.
Bizarre, bizarre...
A à 21:36
lundi, mai 26, 2003
Aujourd'hui,
je me suis plongée dans mes révisions.
Paris avait une petite odeur d'été, qui m'a rappelé des matins frisquets dans le sud de la France. Plus tard, on se serait même attendu à deviner l'ambre solaire sur les visages.
C'était le bon jour pour commencer. Paradoxalement, une atmosphère de vacances me met suffisamment en joie pour travailler. Ma fenêtre ouverte pour aller décompresser sur le balcon, de la bonne musique, c'est tout ce que je demande.
C'est Bénabar qui m'a tenu compagnie une bonne partie de la journée. Une compagnie un peu décevante, il faut bien l'avouer. Ce nouvel album n'est sans doute pas assez mélancolique...

Deux minutes plus tard: Oh... une délicieuse odeur de poivrons grillés parvient à mes narines... Cette journée sera définitivement placée sous le signe du Sud.
A à 21:31
samedi, mai 24, 2003
Aujourd'hui,
j'ai croisé pour la troisième fois quelqu'un que je n'aurais pas dû revoir. Rencontré pour le boulot, je le revois à la TV et je le recroise dans la rue cet après-midi. Le tout en un mois et demi.
Attention ! il ne m'attire pas du tout. Je suis juste éternellement amusée par les coïncidences. De toute manière, il ne m'a pas reconnue et je ne vois pas très bien ce que j'aurais pu lui raconter.
En fait, ce post a juste pour objectif de me rappeler que je l'ai rencontré et à quelle date si jamais je suis amenée à le croiser à nouveau.
A à 23:04
vendredi, mai 23, 2003
Aujourd'hui,
- "T'as entendu que Jean Yanne est mort ?
- Qu'est-ce-que tu veux que j'en ai à foutre ?"
A à 16:41
jeudi, mai 22, 2003
Lors de l'adieu au cher disparu,
seules les larmes des enfants lui sont réellement adressées ; tous les autres pleurent sur eux-même ou sur les morts anciens.
J'ai essayé de distinguer dans les yeux de chacun les mots précis qui déclenchaient l'émotion, ce moment particulier où tout monte et ne peut être retenu. J'ai fait un pas en arrière et j'ai regardé ces gens comme si je n'en faisais pas partie.
J'ai regardé ceux qui s'ennuyaient, venus là par convenance. J'ai regardé ceux qu'on ne se serait pas attendu à voir aussi touchés. J'ai regardé les plus effondrés et j'ai essayé de deviner quelle était la part du théâtre. J'ai regardé mes propres larmes sorties sans que je m'en rende compte.
A à 21:10
mercredi, mai 21, 2003
Aujourd'hui,
j'ai ri alors que j'aurais dû pleurer. J'ai écrit alors que j'aurais dû me taire. Je me suis oubliée alors que je m'apprêtais à m'apitoyer.
A à 23:35
Aujourd'hui,
j'ai partagé un moment dans le métro. La petite foule du début de soirée se réjouit des jours qui rallongent. Moi-même, j'ai un sourire au bord des lèvres, écoutant l'accordéoniste égrener ses mélodies. Un garçon est en face de moi, il a le même sourire. Un livre à la main qu'il n'ouvre pas. Il me regarde alors que je regarde ailleurs, dans le vague, et le sourire a gagné mes yeux. Regard léger et bienveillant. Pourvu que la musique ne s'interrompe pas. Un, deux, trois morceaux...Le musicien passe parmi nous.
République - je descends.
Il reprend son livre.

Après Coup: l'Aujourd'hui de Mardi est paru mercredi, comme si j'avais su que mercredi, aujourd'hui, il n'y aurait pas d'Aujourd'hui...Il n'y en aura peut-être pas non plus demain ni le jour d'après, le temps que je ravale mes larmes et que je sèche celles des autres.
A à 00:50
lundi, mai 19, 2003
Hier,
j'ai manqué de courage. Le courage de vivre mais aussi le courage d'écrire, la force de sortir ce qui me bouffe de l'intérieur tant c'est effrayant. Cette sensation que je connais si bien est revenue, ce vide à l'intérieur de moi, cette angoisse qui me serre le coeur.
Ces jours-là, ces jours vides, je peux rester seule, enfermée, les rideaux tirés, passant de la télévision à mon lit et retenant mes larmes. Le téléphone ne sonne pas.
S'il le faisait, je ne répondrais pas.
Here comes the rain again...
A à 11:25
samedi, mai 17, 2003
Aujourd'hui,
journée totalement improductive. Le samedi comme le dimanche matin, j'éprouve toujours de grosses difficultés à ouvrir enfin les rideaux. Le samedi, un incontournable m'y oblige pourtant, et plus tôt que ma tendance naturelle ne m'y pousserait.
Le déjeûner hebdomadaire au domicile maternel...
De quoi casser mon moral pour la journée. Le retour s'avère souvent difficile.
Version sympa-collante : "Tu pars déjà ? Tu ne veux pas rester encore un peu ?"
Version énervée-Dieu sait pourquoi : "Décidément c'est le minimum syndical. Casse-toi."
Je n'ai pas encore réussi à déterminer quelle version je préfère. La deuxième présente au moins l'intérêt de me permettre de partir rapidement.

Après Coup : Sortant d'une demi-semaine de grève, j'ai utilisé l'expression "minimum syndical". Si cela relève plus du conditionnement que du lapsus, on peut tout de même se poser la question : de quoi est-ce révélateur ?
A à 23:12
vendredi, mai 16, 2003
Aujourd'hui,
j'ai presque retrouvé mon Paris sans grèves. Sans satisfaction particulière. J'aurais tant aimé me faire raccompagner de mon pot de fin d'année par un beau garçon en voiture.
(Toute manière, il était même pas là !)
A à 21:39


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